L’or ne brille pas de la même pour tous au Burkina Faso !

Le profit est-il plus important que les droits humains ?

L’étude sur l’or menée par des partenaires suisses (Pain pour le prochain et Action de Carême) au Burkina Faso, ici synthétisée, donne, au-delà de cette question, des éléments de réponse à celles qui suivent :

  1. Quelle responsabilité portent les entreprises en matière de violations des droits humains et de problèmes environnementaux ?
  2. Que fait ou omet de faire la Suisse en tant qu’acteur central du marché mondial de l’or ?

Cette étude qui s’est penchée de près sur l’exploitation aurifère dans trois mines du Burkina Faso et qui a donné la parole notamment aux des femmes burkinabè constate qu’elles sont le théâtre de violations des droits humains et de dommages environnementaux importants. Elle montre également que les femmes sont touchées négativement par les répercussions dramatiques des activités minières sur leur existence. Elle en déduit alors que le manque de diligence des entreprises ternit l’éclat de l’or au Burkina Faso qui ne brille d’ailleurs pas de la même manière pour tous et pour toutes.

Des constats faits, la principale recommandation qui en sort est que la Confédération doit obliger les multinationales à respecter les droits humains et à protéger l’environnement car des mesures volontaires ne suffisent pas. Elle relève que l’initiative « Pour des multinationales responsables » vise justement cela.

Dr Gountiéni D. Lankoandé
GRAAD Burkina

 

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