L’hygiène, au-delà de la pauvreté, une question de bon sens

Lors de nos sorties de travail, nous avons fait un constat plutôt surprenant. De nos jours où l’on parle de bonnes pratiques, d’économie verte, de développement durable, etc. dans tous les discours, ateliers, etc., comment peut-on expliquer la situation de ce dépotoir d’ordures dans le lit du barrage de Tanghin ?

De plus, un jardinier produit à même ce dépotoir des légumes vendus certainement sur le marché de Ouagadougou.

Le plus souvent, lorsqu’on essaie de sensibliser certains producteurs sur ce type de sujets (production propre et responsable, hygiène, santé, etc.), au meilleur des cas ils se marrent et au pire, ils s’offusquent en disant que chacun se cherche : c’est-à-dire qu’ils cherchent seulement à manger et à nourrir leurs familles.

A la limite, si l’on peut bien comprendre cet état de fait, la pauvreté siginifie-t-elle salété, négligence de l’hygiène ? A-t-on besoin d’être riche, ou d’être une grande entreprise pour produire de manière propre ? La recherche du pain quotidien impose-t-elle la négligence de la santé des consommateurs, des autres ?

Plus qu’un problème de pauvreté et de recherche du pain quotidien, le refus de certaines situations relève plus simplement du bon sens