
Le GRAAD Burkina publie la Note Politique EAUtonomy N°03, intitulée « Politique de changement climatique et autonomisation des femmes d’Afrique centrale et de l’Ouest : Analyse de la perception des acteurs institutionnels ».
Cette nouvelle note met en lumière un enjeu central pour les politiques publiques climatiques : l’intégration effective des besoins, des priorités et du leadership des femmes dans les stratégies de réponse au changement climatique. Alors que les femmes sont particulièrement exposées aux effets de la variabilité climatique, de la dégradation des terres, de l’insécurité hydrique et des contraintes liées aux travaux domestiques non rémunérés, elles demeurent encore insuffisamment associées aux espaces de décision.
Fondée sur une enquête menée auprès de 45 institutions d’Afrique centrale et de l’Ouest, cette analyse révèle un décalage persistant entre les ambitions affichées par les politiques climatiques et leur traduction concrète en matière d’autonomisation des femmes. Plus de la moitié des perceptions recueillies traduisent une appréciation négative ou limitée de la prise en compte de l’autonomisation féminine dans les politiques publiques climatiques. Cette situation confirme l’urgence de passer d’une inclusion souvent déclarative à des mécanismes opérationnels, mesurables et contraignants.
Messages clés :
À travers cette publication, le GRAAD Burkina invite les décideurs publics, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, le secteur privé et les associations de femmes à renforcer leur collaboration autour de trois priorités : repenser, sous de nouveaux angles, la reconfiguration pratique des chaînes de décision locales afin que les femmes et les filles deviennent co-autrices effectives des règles régissant leur coexistence ; la promotion de réformes transformatives favorables à l’autonomisation économique et décisionnelle des femmes ; ainsi que la promotion et le renforcement des programmes climatiques sensibles au genre.
Cette note a été produite dans le cadre de la recherche EAUtonomy Afrique centrale et de l’Ouest, avec l’appui financier de IDRC-CRDI (Canada) et mise en œuvre avec les partenaires PACE, CERAPE et PACKS Africa,