Il est facile de faire des constats sur les défis auxquels font face nos territoires ruraux. Mais,
la vraie question est : au-delà de nos observations, quelles actions concrètes pouvons-nous mener afin de transformer nos territoires ruraux en véritables mines de richesse ?
Lisez, réfléchissez, et partagez vos idées en commentaire.
Reconnaissons-le, la richesse d’un territoire ne se limite pas à ses terres, ses champs ou à ses récoltes. Elle repose aussi sur différentes capacités :
attirer les investissements,
structurer le système productif,
créer des emplois et des revenus, transformer les ressources naturelles et produites, etc. Une comparaison de deux réalités des territoires A et B permet de mieux comprendre.
Territoire A – Le modèle d’extraction
- Cultive du maïs,
- Vend toute la production en l’état,
- Aucune unité de transformation,
- Peu d’infrastructures, faible organisation des acteurs.
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Résultat : faible création de valeur économique, dépendance aux intermédiaires, vulnérabilité aux prix du marché, revenus précaires, jeunesse en errance économique, etc.
Territoire B – Le modèle de transformation
- Cultive du maïs,
- Transforme une partie en farine grâce à un moulin collectif,
- Coopérative bien organisée,
- Commercialisation sur les marchés locaux et régionaux.
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Résultat : valeur ajoutée locale plus forte, emplois stables au niveau local, circulation de l’argent dans la communauté, résilience face aux chocs, etc.
La clé ? La capacité économique du territoire
Ce n’est donc pas le maïs qui manque. C’est la
capacité d’exploiter les opportunités offertes et cette capacité change tout :
- Elle permet de retenir les jeunes.
- Elle réduit la pauvreté par des revenus réguliers au niveau local.
- Elle renforce la sécurité alimentaire.
- Elle contribue à la souveraineté économique locale, et partant celle du pays.
Nuance donc…
Le maïs ne fait pas la richesse…C’est ce que nous en faisons.
Au Burkina Faso, où l’agriculture emploie près de 80% de la population active, la transformation locale est estimée à une valeur moyenne inférieure à 5%. Selon les données connues, seulement un tiers des 9 millions de terres agricoles disponibles est mise en valeur. Le potentiel existe.
Pourquoi donc tant de territoires restent bloqués dans le modèle du territoire A ?
Quel est, selon vous,
le principal facteur explicatif de cette situation ?
Quelles actions de remédiation mener ?
- Un foncier exploité de manière non optimale ? Comment ?
- Des infrastructures insuffisantes ? Lesquelles en priorité ?
- Un accès limité au financement ? Pour quelles raisons ?
- Un manque de formation et de savoir-faire ? A quels niveaux ?
- Un développement tournévers les villes, au détriment des territoires ruraux ? Dans quel sens ?
💬 Dites-nous ce que vous en pensez !