CERAPE 2002-2017 ; 15 ANNEES D’EXPERIENCE DANS LA RECHERCHE, LA FORMATION ET LA DIFFUSION
 : Une analyse des facteurs de durabilité

Le CERAPE a été créé le 15 novembre 2002 à Brazzaville comme une structure indépendante de recherche. Quinze années plus tard, il importe d’analyser l’expérience acquise et de comprendre les facteurs internes et externes qui ont contribué à la longévité du CERAPE ainsi qu’à son dynamisme et aux importantes réalisations qui ont été faites pendant cette longue période.

La constitution du CERAPE en 2002 a été une œuvre de grande portée pour la recherche en sciences sociales, notamment en sciences économiques en République du Congo. Elle a permis de doter les chercheurs et chercheuses de notre pays d’un cadre institutionnel d’un genre nouveau car, disposant de l’autonomie organisationnelle et ouvert aux jeunes. Pendant cette longue existence, les thèmes de la pauvreté, la microfinance, l’entrepreneuriat, le secteur agricole, l’incidence de la Chine en Afrique, le suivi-évaluation des politiques publiques sont ceux qui ont été le plus traités.

Le CERAPE a été le premier centre de recherche dans le pays qui a réalisé en 2004 les premières études sur la pauvreté en s’appuyant sur les indices de pauvreté FGT. Grace à un financement du PNUD, puis du CREA, les chercheurs du CERAPE ont entamé des études sur la pauvreté semi-rurale et urbaine. Sur la base des enquêtes menées dans 3 importantes localités du Congo, Nkayi, Ouesso et Brazzaville, portant sur plus de 300 ménages, le CERAPE a dégagé un profil de pauvreté qui a aidé le Ministère du Plan, notamment la Direction Générale du Plan au début des années 2000 à réaliser les études sur la pauvreté.

Télécharger la version complète du rapport

Rapport de sélection d’enquêteurs pour l’étude « SUSTAINABLE CONTACTS »

Ce mois de juillet, le GRAAD a procédé à la sélection finale des 13 collaborateurs chargés de la collecte de données sur l’enquête « Sustainable Contacts » lancée le 28 avril 2017. Les personnes retenues ont été reçues et formées hier 10 juillet 2017 à Ouagadougou et se sont déjà déployées sur le terrain. Lire la suite

AVIS DE RECRUTEMENT d’un Consultant-Formateur « Projet NEERE « 

Objectif de la recherche

Dans le cadre du projet NEERE, initié pour l’émergence des « villes propres et durables» grâce à  une bonne gestion des déchets  dans les communes de Dédougou et de Koudougou,  le GRAAD a pour perspective, d’accompagner et de renforcer les capacités techniques, matérielles et financières des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et des associations travaillant dans la collecte et la transformation des déchets qui sont aujourd’hui un domaine d’avenir au regard de la dynamique actuelle pour les Objectifs de développement durable (ODD, agenda 2030-Nations Unies, Agenda 2063-Union africaine).

A cet effet, le GRAAD recherche un consultant en business plan pour l’appuyer dans le renforcement des capacités des bénéficiaires (MPMEs).

Le présent avis vise donc à recruter un consultant dans le domaine précisé, pour travailler sur les sites et avec les cibles qui leur seront indiquées. Le consultant retenu travaillera au sein d’une équipe et sera chargé de toutes les tâches qui lui seront confiées dans le cadre de cette mission.

Cadre Institutionnel

  • Intitulé du poste : Consultant/business plan
  • Période : 27 au 28 Janvier 2017
  • Durée de la formation : 02 jours
  • Durée du travail : 14 Hommes.jours
  • Lieu : Burkina Faso/Koudougou

Objectifs de la mission

  • Former les MPMEs et associations sur le rôle du business plan dans le développement d’une entreprise
  • appuyer/assister les MPMEs dans le processus d’élaboration ou la mise à niveau de leur business plan ;

Conditions

  • Avoir une bonne expérience dans le domaine et produire des preuves ;
  • être disponible et s’adapter aux  conditions de travail;
  • être en bon état de santé;
  • assumer la responsabilité de rendre compte des activités menées régulièrement à qui de droit.

Composition du dossier

  • un CV et ;
  • une lettre de motivation adressée au Secrétaire Exécutif du GRAAD

Envoyez votre dossier à l’adresse
jeanne.da@graadburkina.org au plus tard le vendredi  20 janvier 2017 à 15 h 00
Avec pour objet : recrutement FORM-MPME_GRAAD/PROJET NEERE

NB : Les conditions pratiques de travail seront précisées après le recrutement

Télécharger l’annonce ici

Faire de la Comptabilité Écosystémique du Capital Naturel une réalité en Afrique

De nous, jours la comptabilité nationale ne prend pas encore véritablement en compte le capital naturel. En réalité, les indicateurs macroéconomiques courants du progrès tels que définis ne tiennent compte que des profits tirés des ressources naturelles et de l’environnement. La question de sa dépréciation pour diverses raisons est pour l’heure ignorée.  En termes de décisions politiques pour le développement, cette situation constitue un frein important.

L’école d’été sur la pratique de la comptabilité écosystémique à laquelle a participé le GRAAD du 08 au 23 août dernier à Montréal (UQAM), vise à inverser cette tendance. Il s’agissait de donner aux participants les clés de démarrage pour établir les bases d’une comptabilité biophysique géo-référencée du capital naturel.

En résumé, après l’ouverture officielle de l’Ecole, les travaux se sont déroulés sur deux semaines et il y était question de partages d’expérience, alternés par des leçons théoriques au cours desquelles la notion de la Comptabilité Écosystémique du Capital Naturel (CECN) a été introduite et largement développée ; des phases pratiques à travers des sorties terrain suivi d’un atelier au cours duquel fut élaborée une feuille de route en guise de la préparation du projet régional de la CECN.

Ce projet initié vise à lancer la production des premiers comptes écosystémiques dans les pays partenaires et à maintenir une dynamique de la pratique de la CECN devant aboutir à terme à une intégration réelle du capital naturel dans la comptabilité nationale.

Pour le GRAAD, la volonté politique affichée avec l’adoption récente du Plan National de Développement Economique et Social, certaines expériences pouvant être capitalisées, les importantes bases de données spatiales, etc. constituent autant d’atouts dont dispose le Burkina Faso pour le démarrage de la CECN.

A titre de Suggestions, pour la réussite du projet régional, le GRAAD a proposé que la recherche et les structures de formation soient impliquées dès le départ de telle sorte à contribuer à assurer la durabilité des actions entreprises à travers l’adaptation progressive des outils (innovation) et la formation continue (des jeunes) pour assurer la relève.

Jeanne d’Arc Dah

Stagiaire au GRAAD

Le concept de « Mécanisme de développement propre (MDP) »

Depuis la révolution industrielle tirée par le boom ferroviaire des années 1840, les émissions des gaz à effet de serre (GES) sont en augmentation constante au niveau mondial. Avec la croissance fulgurante des échanges économiques internationaux, ces émissions ont connu une forte accélération et sont considérés aujourd’hui comme l’une des principales causes de la destruction de la couche d’ozone et des changements climatiques dont on parle partout aujourd’hui avec des conséquences négatives importantes.

Pour inverser la tendance et réduire les émissions des GES, plusieurs résolutions, politiques et mécanismes sont imaginés et mis en œuvre dont entre autre, le mécanisme de développement souvent abrégé par le sigle MDP.

De manière simplifiée, le mécanisme de développement propre (MDP) est un mécanisme économique de la finance du carbone, élaboré dans le cadre du protocole de Kyoto. Le principal objectif du MDP est de contribuer à réduire les émissions des GES au niveau mondial. Dans ce sens, il vise à récompenser financièrement tout développement de technologies réduisant les émissions des GES dans les pays en voie de développement, en monétarisant la valeur, qui devient alors négociable en unités d’équivalent d’une tonne de CO2 (TéqCO2).

 Exemple : Supposons qu’une industrie américaine investit au Burkina Faso dans une innovation technologique qui permet de réduire les émissions de CO2 de 10 unités. Dans le MDP, cette industrie peut rapatrier ces 10 unités de réduction d’émissions de CO2 et les vendre sur le marché du carbone. Si chaque unité coûte 1 000 FCFA, elle dégagera un profit de 1 000 FCFA x 10 = 10 000 FCFA. Rappelons que les négociations se font en TéqCO2. Mais, elle peut aussi choisir de polluer elle-même à la hauteur de ce que sa technologie a permis d’éviter.

Aujourd’hui, l’efficacité du MDP dans la réduction des émissions des GES est souvent remise en cause pour au moins deux raisons fondamentales : 1) Le mécanisme ne contraint pas vraiment les émissions ; 2) L’évaluation de ce qu’aurait été la pollution en l’absence de l’investissement est sujet à contestation.

Conseil de lecture :

  1. Protocole de Kyoto… http://unfccc.int/resource/docs/convkp/kpfrench.pdf
  2. Fiche MDP… http://www.rac-f.org/DocuFixes/fiches_thema/Fiche_MDP.pdf
  3. Unités de mesures des GES… http://www.riaed.net/Unites-de-mesure-des-gaz-a-effet.html

Migration, Émigration, Immigration

Aujourd’hui dans toutes les radios et télévisions, il ne passe une heure sans que l’on entend parler de migrants syriens qui tentent de rejoindre l’heure et malheureusement, au péril de leur vie. Au regard de l’encre que le phénomène fait couler aujourd’hui, certains aspects problèmes méritent d’être clarifier. Ici, nous nous intéressons aux aspects économiques du phénomène. Cela n’empêche pas de clarifier les termes généraux.migration1

La migration : la migration traduit le fait pour un être vivant ou non de se déplacer d’un point A à un point B.

Par exemples : Lorsque les burkinabè quittent le pays pour aller travailler en côte d’Ivoire, ils font de la migration. De la même manière, les ivoiriens qui quittent leur pays pour venir travailler au Burkina Faso font de la migration. Pour ceux qui aiment bien la bière fraiche, lorsque vous quittez un débit de boisson pour un autre, on peut dire que vous migrez. Pour les étudiants, on peut parler de migration lorsque vous passez d’une école à une autre, etc.

De là, vous imaginez qu’il y’a plusieurs types de migrations avec différentes connotations :

  • Selon le sens du déplacement, on parle d’émigrant et d’immigrant. Par exemple, un burkinabè qui quitte le pays pour aller au Gabon sera appelé émigrant par le Burkina Faso et immigrant par le Gabon.
  • Selon l’élément qui se déplace, on distingue la migration humaine (déplacement de l’homme), la migration animale (déplacement des animaux) et bien d’autres comme la migration en informatique, la migration sismique, la migration planétaire, la migration cellulaire, etc.
  • Selon le temps, on distingue la migration saisonnière (partir pour un temps), la migration de longue durée (généralement plus de 6 mois) et la migration définitive (partir définitivement). Par exemple, lorsque les éleveurs quittent le sahel pour aller à la recherche de pâture plus fraiche pour les animaux et reviennent quand les conditions s’améliorent chez eux, on parle migration saisonnière.
  • Selon le motif, on parle en général de migrant politique ou de migrant économique.

La migration économique : On parle de migration économique lorsque le déplacement de l’homme est motivé principalement par la recherche de meilleures conditions de vie socioéconomique (emploi, revenu, bien-être social, etc.). Les indiens ou les libanais qui ont quitté leurs pays et qui se sont installés au Burkina Faso comme hôteliers, commerçants de matériaux de construction, etc. sont des migrants économiques. Par rapport au sens, pour les burkinabè, ce sont des immigrants.
Les syriens qui fuient la guerre dans leur pays et qui recherchent la protection en Europe ne sont pas, par définition, des migrants économiques, mais plutôt de type, migrant politique ou on serait tenté de dire, « migrants sécuritaire ».

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Du point de vue économique, la migration présente bien d’avantages si elle est bien exploitée. Elle a tout de même des effets indésirables.

Quelques exemples : pour les pays à populations vieillissantes (comme l’Allemagne), elle permet d’apporter du sang neuf, de la main d’œuvre pour l’entreprise. Dans certains pays, les autochtones refusent de travailler dans certains créneaux de marché. Souvent, ce sont ces créneaux qu’occupent certains migrants et permettent aux pays d’immigration de toujours tourner.

Conseils de lecture :

  1. Immigration : Analyse des avantages et inconvénients

http://www.economiesolidaire.com/2015/03/09/avantages-et-inconvenients-de-limmigration/

  1. L’immigration est-elle une plaie ou un bienfait économique pour la France ?

http://www.atlantico.fr/decryptage/immigration-est-elle-plaie-ou-bienfait-economique-pour-france-acrithene-881188.html

  1. Impacts économiques de l’immigration au Canada

http://www.economistesquebecois.com/files/documents/32/46/27mars-pescarus.pdf

L’exploitation minière porte atteinte aux droits à l’alimentation, à l’eau et au travail

L’exploitation minière porte atteinte aux droits à l’alimentation, à l’eau et au travail. Les sociétés minières doivent repenser leur approche. Avec l’évolution de la conscience de la société civile, les entreprises non socialement et non environnementalement responsables n’ont pas d’avenir.

En raison de l’exploitation minière, nombre d’hommes et de femmes ont dû quitter leurs villages pour la simple raison que leurs espaces de vie sont des gisements d’or convoités par de « puissantes » entreprises industrielles à la recherche de profit.

De manière récurrente, ces déplacements se traduisent pour ces populations en moins de terres fertiles pour cultiver, en des conditions plus difficiles d’accès à l’eau, etc. Par ailleurs, les possibilités d’avoir des revenus d’appoint se voient souvent diminuées dans la mesure où ces populations ne peuvent plus pratiquer l’orpaillage ou l’exploitation aurifère artisanale dans leurs espaces d’origine désormais propriétés de géantes entreprises qui la garde jalousement.

Finalement, une telle situation porte atteinte aux droits des déplacés à l’alimentation, à l’eau et au travail. Il faut noter que dans la plupart des négociations sur les relocalisations, le droit à l’autodétermination et à la participation sont simplement ignorés une fois la licence acquise. Ce qui sonne souvent comme une trahison de la part des entreprises et un abandon des autorités au regard des promesses souvent faites lors des échanges préliminaires avec le village.

Pour une question de responsabilisé sociale, les entreprises ont aussi l’obligation de vérifier avec diligence, sur toute leur chaîne d’approvisionnement, que les droits humains sont respectés.

Dans la dynamique actuelle, de telles questions vont devenir des questions de rentabilité et de pérennité de l’entreprise. Avec l’évolution de la conscience de la société civile, les entreprises non socialement et non environnementalement responsables n’ont pas d’avenir.

Dr Gountiéni D. Lankoandé

L’économie verte : de quoi parle-t-on ?

De plus en plus, dans les radios et télévision, les rencontres nationales et internationales, on entend parler d’économie verte, d’entreprise verte, d’énergie verte, etc. Récemment, avec les réformes entamées dans les départements ministériels, il a été créé le Ministère de l’environnement, de l’économie verte et des changements climatiques. L’économie verte : de quoi s’agit-il au juste ?

De manière synthétique, l’économie verte en tant que concept est apparue en 1989 (Pearce D. W. et al., 1989) et a acquis toute sa pertinence entre 2008 et 2009 et avec notamment le sommet de Rio+20 en 2012. Rappelons avant tout que l’économie verte est liée au respect de la nature et que son objet fondamental est de maintenir le capital naturel en équilibre[1].

Aujourd’hui, il existe différentes définitions du concept et des autres aspects y relatifs (Cf. encadré suivant) Cependant, elles sont construites fondamentalement autour du même noyau.

En effet, au regard des différentes approches faites du concept, elle peut être vu simplement comme une économie dans laquelle, les activités de croissance et de développement sont conçues et fondées sur des principes réglementaire et volontariste d’exploitation durable des actifs naturels de sorte qu’ils puissent continuer de fournir les ressources et les services environnementaux, notamment pour les générations futures (G.D. Lankoandé, 2015).

Encadré 1 : Quelques définitions célèbres de l’économie/industrie verte
Le PNUE (2011) définit l’économie verte comme « une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources ».Pour la CEDEAO, « l’économie verte est l’ensemble des activités conduisant à la réduction de la pauvreté, la création d’emplois verts décents, des richesses et des revenus au profit de la population, qui assure le bien être global pour toutes les personnes tout en maintenant un environnement sain dans le respect des droits humains et de la contribution à la cohésion sociale ».

Selon l’ONUDI (2011), l’industrie verte peut être simplement définie comme la production et le développement industriels qui ne se font pas au détriment de la santé des systèmes naturels ou de la santé humaine

Selon l’OCDE (2011), la croissance verte vise à favoriser la croissance économique et le développement, tout en veillant à ce que les actifs naturels soient utilisés de manière durable, et continuent de fournir les ressources et les services environnementaux sur lesquels la croissance et le bien-être reposent.

La CEA définit la croissance verte inclusive comme une croissance économique qui est inclusive, crée des emplois, améliore le bien-être humain (y compris la réduction de la pauvreté), utilise efficacement les ressources, et améliore les actifs environnementaux.

Conseils de lecture

  1. http://www.unep.org/french/greeneconomy/%C3%80proposdelIEV/tabid/78152/Default.aspx
  2. http://www.unep.org/greeneconomy/Portals/88/documents/ger/GER_synthesis_fr.pdf
  3. http://www.developpement-durable.gouv.fr/Qu-est-ce-que-l-economie-verte,23154.html

[1] Ne pas consommer plus de ressources que ce que les écosystèmes, la terre et le soleil peuvent fournir, tout en maintenant les services écosystémiques équitablement disponibles pour tous et pour les générations futures.

Les Cahiers du GRAAD : Appel à proposition, janvier 2016 Etude et politique économiques africaines (EPOLE)

Lancement de « Cahiers du GRAAD »

Le GRAAD lance « Cahiers du GRAAD – Série Etude et Politique Economiques Africaines » qui se veut un creuset, un nouvel outil de dissémination des connaissances, de communication et d’interactions avec et entre les acteurs du développement en Afrique.

Le premier numéro devra être publié en fin juin 2016. A ce titre, chercheurs, étudiants, techniciens des secteurs privé et public, travailleurs des ONG et autres organismes similaires, vous êtes invités à soumettre à vos papiers pour publication selon les conditions (Cible, fond et forme) définies ci-dessous. Cahiers du GRAAD est ouvert à tout le continent africain.

Les jeunes chercheurs sont fortement encouragés. Cet espace est destiné à promouvoir vos idées, mais aussi à renforcer vos capacités de recherche et rédaction scientifique.

La date limite des propositions est fixée au 30 avril 2015 à 17h. Envoyez vos propositions à l’email suivant : armelle.bonou@graadburkina.org

Pour toute informations complémentaire, appelez au (+226 2536 1841)

NB : Les articles sont à un comité scientifique dont la liste sera publiée très bientôt et avec le document.


Cahiers du GRAAD : Rappels sur l’intérêt et les conditions

« Cahiers du GRAAD » : de quoi s’agit-il ?

« Cahiers du GRAAD » se veut un espace pluraliste de réflexion critique ouvert à tous les africains qui font ou qui veulent faire de leurs écrits un moyen de conseiller, un moyen d’influencer les politiques économiques en Afrique dans le sens de meilleur être pour nos populations.

But des « Cahiers du GRAAD »

Dans sa série « Etude et Politique Economiques africaines« , « Cahiers du GRAAD » se donne pour mission principale de mettre au jour une série de publications dont l’objet final sera de nourrir la réflexion des autorités publiques, des milieux socio-économiques et des citoyens sur les réalités socioéconomiques de nos pays, nos régions, nos communes, nos villages, etc. et les enjeux que ces réalités posent en termes de développement durable et les orientations possibles pour de meilleures conditions de vie.

A qui est destiné « Cahiers du GRAAD » ?

« Cahiers du GRAAD » est destiné spécialement aux décideurs et aux techniciens en charge de la formulation des politiques économiques en Afrique. Il est utile pour tout citoyen qui s’intéresse à la question abordée.

Qui peut publier dans « Cahiers du GRAAD » ?

Toute personne ayant à cœur, d’utiliser ses connaissances et les évidences par lui connues pour faire des recommandations de politiques économiques dans le sens du développement durable en Afrique.

Toutefois, ce document vise en particulier les citoyens africains (chercheurs, étudiants, techniciens des secteurs privé et public, travailleurs des ONG et autres organismes similaires, toute autre personne ressource intéressée) remplissant l’une des conditions suivantes :

  • Avoir au minimum une licence, ou
  • Une expérience d’au moins deux (2) ans dans son domaine de travail

Cahiers du GRAAD donne une place de choix spécifiquement aux contributions de la jeunesse africaine.

Diffusion de « Cahiers du GRAAD »

De manière préférentielle et dans le souci de la protection de l’environnement, « Cahiers du GRAAD » sera diffusé en ligne sur le site du GRAAD. Toutefois, des versions papiers seront envoyées aux institutions et structures clefs de formation et du développement en Afrique.

Conditions de publication dans les « Cahiers du GRAAD »

  1. L’article doit être écrit sous l’approche IMRAD (Introduction, Méthode, Résultats, Analyse, Discussion
  2. Marge 1,5, avec une mise en page A4
  3. Maximum 20 page, non compris les annexes
  4. Police : Book antiqua, taille 12,
  5. Interligne : 1,5

La publication dans les Cahiers du GRAAD est totalement gratuite !

Cahiers du GRAAD

« Oser écrire sa vision aux décideurs »

Note d’Analyse №006 Septembre 2015: Défiscalisation et accès à l’énergie solaire au Burkina Faso

Contexte

Depuis déjà plus de 5 ans, la Société Nationale d’Electricité du Burkina (SONABEL) n’arrive plus à faire face à la demande en électricité. En temps normal, la demande d’électricité est estimée à 197 Mégawatts (MW). En temps de pointe, cette demande monte à 217MW pour une capacité moyenne de production de 177 MW, soit un déficit moyen (manque à combler) structurel de 20 MW et un déficit saisonnier de 40MW. Avec une croissance moyenne de 13% par an, cette demande va poser d’énormes difficultés d’accès à l’électricité sur le double plan de la quantité et de la qualité. Aujourd’hui, sous les hypothèses que l’agriculture n’est pas concernée et que 1/3 des actifs dispose d’alternatives aux coupures, les coupures intempestives d’électricité coûtent environ 697 812 863 FCFA l’année (GRAAD, 2014)

En somme :

La défiscalisation en théorie est une mesure appropriée pour réduire le coût d’un bien/service. Cela permet d’accroître son accessibilité et dans le cas de l’énergie solaire ça pourrait marcher.

Mais, au regard des conditions actuelles du marché en matière d’énergie, pour que les ménages burkinabè visés aient accès aux kits solaires, le coût devrait baisser de 4044 FCFA. En considérant le seuil de pauvreté, par la défiscalisation, l’Etat devrait alors supporter pour l’année un montant de 32 milliards (31.899.072.000) de FCFA.

Le problème c’est que, déjà par rapport à l’année 2014, le besoin de financement de l’Etat a progressé d’environ 71% (70,58%). Avec cette défiscalisation, le déficit actuel va se creuser davantage.

Bien que justifiable théoriquement, cette défiscalisation semble donc en pratique hasardeuse surtout qu’aucune évaluation n’a permis d’établir la pertinence et les résultats des défiscalisations passées. Une bonne politique d’investissement dans le domaine serait plus bénéfique et plus efficace.

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