Défiscalisation et accès à l’énergie solaire au Burkina Faso

Auteur : Gountiéni D. Lankoandé
Référence :GRAAD Note d’analyse N°006_Septembre 2015

La défiscalisation en théorie est une mesure appropriée pour réduire le coût d’un bien/service. Cela permet d’accroître son accessibilité et dans le cas de l’énergie solaire ça pourrait marcher.
Mais, au regard des conditions actuelles du marché en matière d’énergie, pour que les ménages burkinabè visés aient accès aux kits solaires, le coût devrait baisser de 4044 FCFA.

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Autonomisation : quelle pertinence pour l’emploi des jeunes?

Auteur : Gountiéni D. Lankoandé
Référence :GRAAD Note d’analyse N°005_Juin 2015

À un moment où le taux de chômage est élevé, et où le désespoir a atteint un point où pour beaucoup des jeunes africains la mort dans la méditerranée semble préférable, ces inquiétudes familières se trouvent intensifiées et la recherche de solutions par les gouvernants est largement justifiée. Dans ce contexte, l’organisation d’assises comme celle de Gaoua peut se comprendre aisément, mais le thème abordé « Autonomisation des jeunes » l’est beaucoup moins dans le contexte burkinabè et africain de manière générale.

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PROJET Initiative Pauvreté-Environnement au Burkina (IPE/Burkina)

Note-politique_V1_270515-1Auteurs : Dr Gountiéni D. Lankoandé
Référence Policy Brief n°05_Mai 15

Aujourd’hui, les principales préoccupations écologiques incluent la contamination des rivières et des lacs par les pesticides et engrais, la pollution par les métaux lourds imputable à la production de ciment et de textile, et enfin la contamination au mercure et à la dioxine venant des exploitations minières.

Actuellement, diverses analyses montrent que les coûts résultant des intoxications aux pesticides dépassent la somme totale annuelle de l’aide publique au développe- ment accordée en Afrique en matière de soin de santé de base, à l’exclusion de l’aide publique pour le VIH/ SIDA (PNUE, 2012). Elles soulignent que le coût total des maladies et des blessures liées aux pesticides pourrait y atteindre 90 milliards de dollars (USD) d’ici 2020 si rien n’est entrepris, surtout pour des pays déjà confrontés à des coûts importants en termes de problèmes environnementaux comme le Burkina Faso (SP/CONEDD, 2010).

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Auto-évaluation de la CPF au Burkina Faso : quelques leçons pour les organisations paysannes

142180Auteurs : Dr Gountiéni D. Lankoandé, Bourahima Konkobo
Référence Policy Brief n°04_octobre 14

De manière générale, les résultats obtenus en termes de scores sont relativement intéressants pour les critères que sont : La capacité de cohérence, la capacité de tisser des réseaux, la capacité d’apprendre et de s’adapter, la capacité de s’engager et d’agir, la capacité de réaliser des objectifs de développement. Les scores les plus élevés concernent la capacité de cohérence, la capacité d’apprendre et de s’adapter et la capacité de réaliser des objectifs de développement. Les plus faibles performances ont été enregistrées pour les deux critères suivants : la capacité de tisser des réseaux (1,9) et la capacité de s’engager et d’agir (1,7). Lire la suite

Pour plus d’efficacité dans la lutte contre le chômage des jeunes, les pays de l’ASS doivent repenser leur système éducatif.

CONFERENCE INTERNATIONALE SUR L’EMPLOI DES JEUNES EN AFRIQUE SUBSHARIENNE

Dakar, du 28 au 30 janvier 2013

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SYNTHESE ANALYTIQUE
Le système éducatif : Un de nos principaux handicaps dans la lutte contre le chômage des jeunes

« Nos politiques feront assurément de la jeunesse africaine une force de travail ou une force destructrice»

C’est pour faire de la jeunesse une force de travail que, venus d’environ de tous les horizons, les autorités en charge de l’emploi et leurs partenaires, les praticiens, les chercheurs et les jeunes prennent part à la conférence internationale sur l’emploi des jeunes en Afrique subsaharienne (ASS) qui se tient depuis le mardi 28 janvier 2014 à Dakar, Sénégal. Pendant ces deux premières journées, les participants ont échangé sur les enjeux de la question, les recherches et expériences respectives et les stratégies mises en œuvre pour lutter contre le chômage des jeunes.imgraad2

Cet espace de rencontre est encore une fois l’occasion d’une réflexion collective de tous les acteurs, sur les grands problèmes et solutions à apporter pour une plus grande accessibilité du marché du travail en faveur des jeunes. Les réflexions visent à renforcer le dynamisme déjà en cours sur la question.

Des deux jours d’échanges, plusieurs constats émergent des idées et débats. Pour l’heure, nous retenons les deux éléments suivants :

  • La plupart des pays de l’ASS n’ont pas achevé leur transition démographique. Pour les 25 années à venir, il faut s’attendre à une arrivée massive des demandeurs d’emploi sur le marché du travail. Au Burkina Faso, on estime les arrivées à 140 000 personnes par an contre une capacité de création d’emploi de 20 000. Soit une couverture des besoins d’à peine 15%.
  • Les jeunes et les femmes sont les plus touchés par le chômage. En ASS, 3 chômeurs sur 5 sont des jeunes. En termes de probabilité, ils ont 3 fois plus de chance que les adultes d’être chômeurs. En moyenne, 72% de ces jeunes vivent avec moins $2 (1.000 FCFA) par jour.

Ces deux éléments nous amènent à conclure le problème du chômage se pose avec acuité et restera pendant longtemps un problème majeur pour nos économies. Il ne peut donc être résolu par l’approche « Engineering » qui consiste à attendre les « pannes », c’est à dire que les problèmes se posent avant de les résoudre. A ce titre, les échanges font ressortir que dans presque tous les pays, différentes politiques ont été expérimentées, avec une panoplie de projets, programmes et fonds qui peinent à traiter adéquatement le problème avec en filigrane la question d’efficacité même de ces actions, la coordination, la transparence dans la gestion des fonds, l’accessibilité pour les jeunes et le problème lié à la faiblesse, voire l’absence de véritables systèmes de suivi évaluation.

Sur le plan des perspectives différentes idées émergent également. De manière synthétique, nous en retenons deux types. L’ASS doit :

  • Repenser son système éducatif et de formation : la plupart des pays ici considérés ont hérité des systèmes éducatifs de la colonisation qui avaient pour but de s’assurer que les cadres pouvaient répéter les messages sans les déformer. D’où les pratiques de récitations des leçons ou le principe « du bois l’eau » comme le disent aujourd’hui les étudiants. Un tel système est un véritable handicap pour l’esprit d’entreprise et d’innovation. Dans nos systèmes, on continue, même dans les formations dites professionnelles à donner aux candidats des tonnes de matières dont ils n’auront presque jamais besoin dans leur métier : une pratique qui allonge utilement le temps de travail et les coûts de formation. Ce qui est paradoxal pour des pays pauvres comme les nôtres. Situation également paradoxale au regard de nos politiques qui visent l’accélération de la croissance.
  • Redéfinir l’implication des jeunes dans la recherche de solutions au problème : Dans plusieurs ateliers, réunions, conférences et autres rencontres, la question est traitée sans que les jeunes ne soient vraiment représentés. Dans l’approche actuelle, les jeunes sont souvent présents, mais en réalité, ils ne sont pas représentés. C’est quoi la représentation et comment est-elle faite donc ? il ne s’agit pas d’être présent pour être représenté, à notre avis. Le problème ici soulevé est la question de la qualité de la représentation. Jusqu’à quel niveau les jeunes sont écoutés ? A quel degré leurs préoccupations, idées et propositions sont adéquatement prises en compte dans les politiques mises en œuvre ? Mieux, quel est le niveau, quels capacités techniques ont les représentants des jeunes pour analyser et saisir véritablement et selon les contextes, les enjeux politiques et socioéconomiques en vue de faire des propositions stratégiques innovantes. D’ailleurs, nous parlions tantôt des lacunes de notre système éducatif qui impact précisément et fortement sur ce point.

Pour terminer, il faut noter que dans les échanges, un troisième type d’idées qui apparait tient au fait que l’Afrique doit Revoir son Modèle de Business. Nous reviendrons ultérieurement sur la question dans le cadre d’une autre synthèse analytique.

Remerciements pour leur engagement    imgraad3

Dr Gountiéni D. LANKOANDE