Rapport Atelier d’échanges et de partage sur les cultures bio

Le mauvais usage des produits chimiques crée d’énormes dégâts. Ces coûts dépassent la somme totale annuelle de l’aide publique au développement accordée à la région en matière de soin de santé de base, à l’exclusion de l’aide publique pour le VIH/SIDA (PNUE, 2012).  Pour infléchir les tendances, le Groupe de Recherche et d’Analyse Appliquées au Développement (GRAAD Burkina) et le GRET Burkina ont organisé une rencontre d’échanges, le 12 octobre 2017 dans la salle de conférence de la Mairie de Dédougou, pour sensibiliser les jardiniers maraîchers pour des modes de production et de transformation respectueux de l’environnement, de la biodiversité et qui constituent des solutions face au changement climatique. Il s’agissait également de mettre en lien les différents maillons de la chaîne.

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Coût des mauvaises pratiques dans l’usage des produits chimiques dans le secteur agricole

La publication du présent document se veut d’abord le début de la concrétisation d’une ambition du GRAAD Burkina de créer une ligne éditrice pour contribuer à la promotion des connaissances et des réflexions sur le développement de l’Afrique par l’Afrique. C’est ce qui justifie l’utilisation d’une armoirie hautement patriotique: Lwili

Cette publication s’inscrit ensuite dans le cadre de l’exécution du projet « Intégration de la gestion des produits chimiques dans le plan de développement communal (PDC) de la commune de Koudougou » financé par le Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE) au Burkina Faso.

« Les pesticides ne tuent pas que les mauvaises herbes et les mauvais insectes, ils empoissonnent nos eaux, nos sols et nos aliments »

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Faire de la Comptabilité Écosystémique du Capital Naturel une réalité en Afrique

De nous, jours la comptabilité nationale ne prend pas encore véritablement en compte le capital naturel. En réalité, les indicateurs macroéconomiques courants du progrès tels que définis ne tiennent compte que des profits tirés des ressources naturelles et de l’environnement. La question de sa dépréciation pour diverses raisons est pour l’heure ignorée.  En termes de décisions politiques pour le développement, cette situation constitue un frein important.

L’école d’été sur la pratique de la comptabilité écosystémique à laquelle a participé le GRAAD du 08 au 23 août dernier à Montréal (UQAM), vise à inverser cette tendance. Il s’agissait de donner aux participants les clés de démarrage pour établir les bases d’une comptabilité biophysique géo-référencée du capital naturel.

En résumé, après l’ouverture officielle de l’Ecole, les travaux se sont déroulés sur deux semaines et il y était question de partages d’expérience, alternés par des leçons théoriques au cours desquelles la notion de la Comptabilité Écosystémique du Capital Naturel (CECN) a été introduite et largement développée ; des phases pratiques à travers des sorties terrain suivi d’un atelier au cours duquel fut élaborée une feuille de route en guise de la préparation du projet régional de la CECN.

Ce projet initié vise à lancer la production des premiers comptes écosystémiques dans les pays partenaires et à maintenir une dynamique de la pratique de la CECN devant aboutir à terme à une intégration réelle du capital naturel dans la comptabilité nationale.

Pour le GRAAD, la volonté politique affichée avec l’adoption récente du Plan National de Développement Economique et Social, certaines expériences pouvant être capitalisées, les importantes bases de données spatiales, etc. constituent autant d’atouts dont dispose le Burkina Faso pour le démarrage de la CECN.

A titre de Suggestions, pour la réussite du projet régional, le GRAAD a proposé que la recherche et les structures de formation soient impliquées dès le départ de telle sorte à contribuer à assurer la durabilité des actions entreprises à travers l’adaptation progressive des outils (innovation) et la formation continue (des jeunes) pour assurer la relève.

Jeanne d’Arc Dah

Stagiaire au GRAAD

Le concept de « Mécanisme de développement propre (MDP) »

Depuis la révolution industrielle tirée par le boom ferroviaire des années 1840, les émissions des gaz à effet de serre (GES) sont en augmentation constante au niveau mondial. Avec la croissance fulgurante des échanges économiques internationaux, ces émissions ont connu une forte accélération et sont considérés aujourd’hui comme l’une des principales causes de la destruction de la couche d’ozone et des changements climatiques dont on parle partout aujourd’hui avec des conséquences négatives importantes.

Pour inverser la tendance et réduire les émissions des GES, plusieurs résolutions, politiques et mécanismes sont imaginés et mis en œuvre dont entre autre, le mécanisme de développement souvent abrégé par le sigle MDP.

De manière simplifiée, le mécanisme de développement propre (MDP) est un mécanisme économique de la finance du carbone, élaboré dans le cadre du protocole de Kyoto. Le principal objectif du MDP est de contribuer à réduire les émissions des GES au niveau mondial. Dans ce sens, il vise à récompenser financièrement tout développement de technologies réduisant les émissions des GES dans les pays en voie de développement, en monétarisant la valeur, qui devient alors négociable en unités d’équivalent d’une tonne de CO2 (TéqCO2).

 Exemple : Supposons qu’une industrie américaine investit au Burkina Faso dans une innovation technologique qui permet de réduire les émissions de CO2 de 10 unités. Dans le MDP, cette industrie peut rapatrier ces 10 unités de réduction d’émissions de CO2 et les vendre sur le marché du carbone. Si chaque unité coûte 1 000 FCFA, elle dégagera un profit de 1 000 FCFA x 10 = 10 000 FCFA. Rappelons que les négociations se font en TéqCO2. Mais, elle peut aussi choisir de polluer elle-même à la hauteur de ce que sa technologie a permis d’éviter.

Aujourd’hui, l’efficacité du MDP dans la réduction des émissions des GES est souvent remise en cause pour au moins deux raisons fondamentales : 1) Le mécanisme ne contraint pas vraiment les émissions ; 2) L’évaluation de ce qu’aurait été la pollution en l’absence de l’investissement est sujet à contestation.

Conseil de lecture :

  1. Protocole de Kyoto… http://unfccc.int/resource/docs/convkp/kpfrench.pdf
  2. Fiche MDP… http://www.rac-f.org/DocuFixes/fiches_thema/Fiche_MDP.pdf
  3. Unités de mesures des GES… http://www.riaed.net/Unites-de-mesure-des-gaz-a-effet.html

Migration, Émigration, Immigration

Aujourd’hui dans toutes les radios et télévisions, il ne passe une heure sans que l’on entend parler de migrants syriens qui tentent de rejoindre l’heure et malheureusement, au péril de leur vie. Au regard de l’encre que le phénomène fait couler aujourd’hui, certains aspects problèmes méritent d’être clarifier. Ici, nous nous intéressons aux aspects économiques du phénomène. Cela n’empêche pas de clarifier les termes généraux.migration1

La migration : la migration traduit le fait pour un être vivant ou non de se déplacer d’un point A à un point B.

Par exemples : Lorsque les burkinabè quittent le pays pour aller travailler en côte d’Ivoire, ils font de la migration. De la même manière, les ivoiriens qui quittent leur pays pour venir travailler au Burkina Faso font de la migration. Pour ceux qui aiment bien la bière fraiche, lorsque vous quittez un débit de boisson pour un autre, on peut dire que vous migrez. Pour les étudiants, on peut parler de migration lorsque vous passez d’une école à une autre, etc.

De là, vous imaginez qu’il y’a plusieurs types de migrations avec différentes connotations :

  • Selon le sens du déplacement, on parle d’émigrant et d’immigrant. Par exemple, un burkinabè qui quitte le pays pour aller au Gabon sera appelé émigrant par le Burkina Faso et immigrant par le Gabon.
  • Selon l’élément qui se déplace, on distingue la migration humaine (déplacement de l’homme), la migration animale (déplacement des animaux) et bien d’autres comme la migration en informatique, la migration sismique, la migration planétaire, la migration cellulaire, etc.
  • Selon le temps, on distingue la migration saisonnière (partir pour un temps), la migration de longue durée (généralement plus de 6 mois) et la migration définitive (partir définitivement). Par exemple, lorsque les éleveurs quittent le sahel pour aller à la recherche de pâture plus fraiche pour les animaux et reviennent quand les conditions s’améliorent chez eux, on parle migration saisonnière.
  • Selon le motif, on parle en général de migrant politique ou de migrant économique.

La migration économique : On parle de migration économique lorsque le déplacement de l’homme est motivé principalement par la recherche de meilleures conditions de vie socioéconomique (emploi, revenu, bien-être social, etc.). Les indiens ou les libanais qui ont quitté leurs pays et qui se sont installés au Burkina Faso comme hôteliers, commerçants de matériaux de construction, etc. sont des migrants économiques. Par rapport au sens, pour les burkinabè, ce sont des immigrants.
Les syriens qui fuient la guerre dans leur pays et qui recherchent la protection en Europe ne sont pas, par définition, des migrants économiques, mais plutôt de type, migrant politique ou on serait tenté de dire, « migrants sécuritaire ».

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Du point de vue économique, la migration présente bien d’avantages si elle est bien exploitée. Elle a tout de même des effets indésirables.

Quelques exemples : pour les pays à populations vieillissantes (comme l’Allemagne), elle permet d’apporter du sang neuf, de la main d’œuvre pour l’entreprise. Dans certains pays, les autochtones refusent de travailler dans certains créneaux de marché. Souvent, ce sont ces créneaux qu’occupent certains migrants et permettent aux pays d’immigration de toujours tourner.

Conseils de lecture :

  1. Immigration : Analyse des avantages et inconvénients

http://www.economiesolidaire.com/2015/03/09/avantages-et-inconvenients-de-limmigration/

  1. L’immigration est-elle une plaie ou un bienfait économique pour la France ?

http://www.atlantico.fr/decryptage/immigration-est-elle-plaie-ou-bienfait-economique-pour-france-acrithene-881188.html

  1. Impacts économiques de l’immigration au Canada

http://www.economistesquebecois.com/files/documents/32/46/27mars-pescarus.pdf

L’exploitation minière porte atteinte aux droits à l’alimentation, à l’eau et au travail

L’exploitation minière porte atteinte aux droits à l’alimentation, à l’eau et au travail. Les sociétés minières doivent repenser leur approche. Avec l’évolution de la conscience de la société civile, les entreprises non socialement et non environnementalement responsables n’ont pas d’avenir.

En raison de l’exploitation minière, nombre d’hommes et de femmes ont dû quitter leurs villages pour la simple raison que leurs espaces de vie sont des gisements d’or convoités par de « puissantes » entreprises industrielles à la recherche de profit.

De manière récurrente, ces déplacements se traduisent pour ces populations en moins de terres fertiles pour cultiver, en des conditions plus difficiles d’accès à l’eau, etc. Par ailleurs, les possibilités d’avoir des revenus d’appoint se voient souvent diminuées dans la mesure où ces populations ne peuvent plus pratiquer l’orpaillage ou l’exploitation aurifère artisanale dans leurs espaces d’origine désormais propriétés de géantes entreprises qui la garde jalousement.

Finalement, une telle situation porte atteinte aux droits des déplacés à l’alimentation, à l’eau et au travail. Il faut noter que dans la plupart des négociations sur les relocalisations, le droit à l’autodétermination et à la participation sont simplement ignorés une fois la licence acquise. Ce qui sonne souvent comme une trahison de la part des entreprises et un abandon des autorités au regard des promesses souvent faites lors des échanges préliminaires avec le village.

Pour une question de responsabilisé sociale, les entreprises ont aussi l’obligation de vérifier avec diligence, sur toute leur chaîne d’approvisionnement, que les droits humains sont respectés.

Dans la dynamique actuelle, de telles questions vont devenir des questions de rentabilité et de pérennité de l’entreprise. Avec l’évolution de la conscience de la société civile, les entreprises non socialement et non environnementalement responsables n’ont pas d’avenir.

Dr Gountiéni D. Lankoandé

L’or ne brille pas de la même pour tous au Burkina Faso !

Le profit est-il plus important que les droits humains ?

L’étude sur l’or menée par des partenaires suisses (Pain pour le prochain et Action de Carême) au Burkina Faso, ici synthétisée, donne, au-delà de cette question, des éléments de réponse à celles qui suivent :

  1. Quelle responsabilité portent les entreprises en matière de violations des droits humains et de problèmes environnementaux ?
  2. Que fait ou omet de faire la Suisse en tant qu’acteur central du marché mondial de l’or ?

Cette étude qui s’est penchée de près sur l’exploitation aurifère dans trois mines du Burkina Faso et qui a donné la parole notamment aux des femmes burkinabè constate qu’elles sont le théâtre de violations des droits humains et de dommages environnementaux importants. Elle montre également que les femmes sont touchées négativement par les répercussions dramatiques des activités minières sur leur existence. Elle en déduit alors que le manque de diligence des entreprises ternit l’éclat de l’or au Burkina Faso qui ne brille d’ailleurs pas de la même manière pour tous et pour toutes.

Des constats faits, la principale recommandation qui en sort est que la Confédération doit obliger les multinationales à respecter les droits humains et à protéger l’environnement car des mesures volontaires ne suffisent pas. Elle relève que l’initiative « Pour des multinationales responsables » vise justement cela.

Dr Gountiéni D. Lankoandé
GRAAD Burkina

 

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L’économie verte : de quoi parle-t-on ?

De plus en plus, dans les radios et télévision, les rencontres nationales et internationales, on entend parler d’économie verte, d’entreprise verte, d’énergie verte, etc. Récemment, avec les réformes entamées dans les départements ministériels, il a été créé le Ministère de l’environnement, de l’économie verte et des changements climatiques. L’économie verte : de quoi s’agit-il au juste ?

De manière synthétique, l’économie verte en tant que concept est apparue en 1989 (Pearce D. W. et al., 1989) et a acquis toute sa pertinence entre 2008 et 2009 et avec notamment le sommet de Rio+20 en 2012. Rappelons avant tout que l’économie verte est liée au respect de la nature et que son objet fondamental est de maintenir le capital naturel en équilibre[1].

Aujourd’hui, il existe différentes définitions du concept et des autres aspects y relatifs (Cf. encadré suivant) Cependant, elles sont construites fondamentalement autour du même noyau.

En effet, au regard des différentes approches faites du concept, elle peut être vu simplement comme une économie dans laquelle, les activités de croissance et de développement sont conçues et fondées sur des principes réglementaire et volontariste d’exploitation durable des actifs naturels de sorte qu’ils puissent continuer de fournir les ressources et les services environnementaux, notamment pour les générations futures (G.D. Lankoandé, 2015).

Encadré 1 : Quelques définitions célèbres de l’économie/industrie verte
Le PNUE (2011) définit l’économie verte comme « une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources ».Pour la CEDEAO, « l’économie verte est l’ensemble des activités conduisant à la réduction de la pauvreté, la création d’emplois verts décents, des richesses et des revenus au profit de la population, qui assure le bien être global pour toutes les personnes tout en maintenant un environnement sain dans le respect des droits humains et de la contribution à la cohésion sociale ».

Selon l’ONUDI (2011), l’industrie verte peut être simplement définie comme la production et le développement industriels qui ne se font pas au détriment de la santé des systèmes naturels ou de la santé humaine

Selon l’OCDE (2011), la croissance verte vise à favoriser la croissance économique et le développement, tout en veillant à ce que les actifs naturels soient utilisés de manière durable, et continuent de fournir les ressources et les services environnementaux sur lesquels la croissance et le bien-être reposent.

La CEA définit la croissance verte inclusive comme une croissance économique qui est inclusive, crée des emplois, améliore le bien-être humain (y compris la réduction de la pauvreté), utilise efficacement les ressources, et améliore les actifs environnementaux.

Conseils de lecture

  1. http://www.unep.org/french/greeneconomy/%C3%80proposdelIEV/tabid/78152/Default.aspx
  2. http://www.unep.org/greeneconomy/Portals/88/documents/ger/GER_synthesis_fr.pdf
  3. http://www.developpement-durable.gouv.fr/Qu-est-ce-que-l-economie-verte,23154.html

[1] Ne pas consommer plus de ressources que ce que les écosystèmes, la terre et le soleil peuvent fournir, tout en maintenant les services écosystémiques équitablement disponibles pour tous et pour les générations futures.

Les Cahiers du GRAAD : Appel à proposition, janvier 2016 Etude et politique économiques africaines (EPOLE)

Lancement de « Cahiers du GRAAD »

Le GRAAD lance « Cahiers du GRAAD – Série Etude et Politique Economiques Africaines » qui se veut un creuset, un nouvel outil de dissémination des connaissances, de communication et d’interactions avec et entre les acteurs du développement en Afrique.

Le premier numéro devra être publié en fin juin 2016. A ce titre, chercheurs, étudiants, techniciens des secteurs privé et public, travailleurs des ONG et autres organismes similaires, vous êtes invités à soumettre à vos papiers pour publication selon les conditions (Cible, fond et forme) définies ci-dessous. Cahiers du GRAAD est ouvert à tout le continent africain.

Les jeunes chercheurs sont fortement encouragés. Cet espace est destiné à promouvoir vos idées, mais aussi à renforcer vos capacités de recherche et rédaction scientifique.

La date limite des propositions est fixée au 30 avril 2015 à 17h. Envoyez vos propositions à l’email suivant : armelle.bonou@graadburkina.org

Pour toute informations complémentaire, appelez au (+226 2536 1841)

NB : Les articles sont à un comité scientifique dont la liste sera publiée très bientôt et avec le document.


Cahiers du GRAAD : Rappels sur l’intérêt et les conditions

« Cahiers du GRAAD » : de quoi s’agit-il ?

« Cahiers du GRAAD » se veut un espace pluraliste de réflexion critique ouvert à tous les africains qui font ou qui veulent faire de leurs écrits un moyen de conseiller, un moyen d’influencer les politiques économiques en Afrique dans le sens de meilleur être pour nos populations.

But des « Cahiers du GRAAD »

Dans sa série « Etude et Politique Economiques africaines« , « Cahiers du GRAAD » se donne pour mission principale de mettre au jour une série de publications dont l’objet final sera de nourrir la réflexion des autorités publiques, des milieux socio-économiques et des citoyens sur les réalités socioéconomiques de nos pays, nos régions, nos communes, nos villages, etc. et les enjeux que ces réalités posent en termes de développement durable et les orientations possibles pour de meilleures conditions de vie.

A qui est destiné « Cahiers du GRAAD » ?

« Cahiers du GRAAD » est destiné spécialement aux décideurs et aux techniciens en charge de la formulation des politiques économiques en Afrique. Il est utile pour tout citoyen qui s’intéresse à la question abordée.

Qui peut publier dans « Cahiers du GRAAD » ?

Toute personne ayant à cœur, d’utiliser ses connaissances et les évidences par lui connues pour faire des recommandations de politiques économiques dans le sens du développement durable en Afrique.

Toutefois, ce document vise en particulier les citoyens africains (chercheurs, étudiants, techniciens des secteurs privé et public, travailleurs des ONG et autres organismes similaires, toute autre personne ressource intéressée) remplissant l’une des conditions suivantes :

  • Avoir au minimum une licence, ou
  • Une expérience d’au moins deux (2) ans dans son domaine de travail

Cahiers du GRAAD donne une place de choix spécifiquement aux contributions de la jeunesse africaine.

Diffusion de « Cahiers du GRAAD »

De manière préférentielle et dans le souci de la protection de l’environnement, « Cahiers du GRAAD » sera diffusé en ligne sur le site du GRAAD. Toutefois, des versions papiers seront envoyées aux institutions et structures clefs de formation et du développement en Afrique.

Conditions de publication dans les « Cahiers du GRAAD »

  1. L’article doit être écrit sous l’approche IMRAD (Introduction, Méthode, Résultats, Analyse, Discussion
  2. Marge 1,5, avec une mise en page A4
  3. Maximum 20 page, non compris les annexes
  4. Police : Book antiqua, taille 12,
  5. Interligne : 1,5

La publication dans les Cahiers du GRAAD est totalement gratuite !

Cahiers du GRAAD

« Oser écrire sa vision aux décideurs »

La vie chère : de quoi parle-t-on ?

Pour mieux comprendre la notion de vie chère, il faut faire tomber une série d’idées reçues totalement fausses.

Lorsque les prix augmentent, la vie ne devient pas forcément chère. De même, ce n’est pas parce qu’on a des salaires élevés qu’on ne subit pas la vie chère.

Pour parler de vie chère, les économistes considèrent à la fois les revenus et le niveau général des prix. La vie est chère parce que les revenus dont on dispose ne suffisent pas pour prendre en charge le coût de la vie. Par exemple les dépenses alimentaires, les dépenses d’éducation, les dépenses de santé, etc.).

Pour analyser la vie chère, une des approches couramment utilisée est le pouvoir d’achat.

Pour simplifier, le pouvoir d’achat estime la capacité d’un revenu à supporter (ou non) le poids des dépenses (coût de la vie) dans un milieu donné. La vie chère est donc une notion relative. La vie peut être chère pour vous et pas pour votre voisin. La vie peut être chère pour vous aujourd’hui et pas demain. La vie peut être chère pour vous dans une ville/pays donné et pas dans une autre.

Pour mesurer le Pouvoir d’achat, on utilise l’indice de pouvoir d’achat qui n’est rien d’autre que le rapport entre l’indice de revenu et l’indice des prix (qui mesure le coût de la vie).

Lorsque l’indice de revenu évolue moins vite que l’indice de prix, la vie a tendance à devenir chère pour l’espace et les individus considérés et vice-versa.

Indication de lecture

  1. http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/pouvoir-achat-insee/pouvoir-achat-entre-perception-realite-comment-mesurer.html
  2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_des_prix_%C3%A0_la_consommation
  3. http://www.insd.bf/n/index.php/publications?id=45
  4. http://www.uemoa.int/Documents/Publications/IHPC/2014/Note_IHPC_UEMOA_Ao%C3%BBt_2014_Vcorect.pdf